Une revue systématique 2026 des modèles d'IA de prédiction du risque de chute montre que les facteurs environnementaux restent sous-représentés : sur plus de 10 000 références, seules neuf études les intègrent, avec un apport pourtant réel (AUC-ROC de 0,67 à 0,76) et l'identification de dangers domestiques actionnables. C'est un angle mort documenté de la recherche, donc une cible directe pour un financement fléché.
14 faits confirmés au registre
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Le rapport Feedzai 2025 indique que 90 % des institutions financières utilisent déjà des solutions à base d'IA pour lutter contre la fraude et que deux tiers les ont intégrées au cours des deux dernières années ; plus de la moitié des fraudes impliquent désormais de l'IA du côté des attaquants. Des modèles spécialisés apparaissent, comme Fig Shield, modèle d'apprentissage automatique conçu pour repérer, au moment de la demande de crédit, les emprunteurs se trouvant sous l'emprise d'escrocs — une intervention en amont plutôt qu'une réparation après coup.
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Les pertes déclarées par les plus de 60 ans à l'IC3 du FBI atteignent 4,88 milliards de dollars en 2024, et l'AARP chiffre à 28,3 milliards de dollars par an le coût de l'exploitation financière des aînés aux États-Unis. Entre 2020 et 2024, les cas de pertes supérieures à 10 000 dollars ont quadruplé et ceux dépassant 100 000 dollars ont été multipliés par près de sept.
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TrailGuard AI (ONG RESOLVE, avec Intel et la National Geographic Society) est une caméra camouflée de 13,7 cm embarquant un modèle de détection qui alerte les gardes en une trentaine de secondes via GSM, radio longue portée ou satellite. Le premier test de terrain en Afrique de l'Est (2018) a conduit à l'arrestation de plus de 30 braconniers ; le système filtre les 75 % de déclenchements parasites des pièges photographiques classiques et tient jusqu'à 18 mois sur batterie. Dans le Serengeti, 150 à 155 gardes surveillent une surface comparable à celle de la Belgique.
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La reconnaissance automatisée de la douleur animale progresse rapidement : un pipeline YOLOv8-Pose détecte 30 points caractéristiques du visage des vaches laitières avec 96,9 % de mAP, et des architectures transformer atteignent 98,36 % en reconnaissance faciale bovine, dépassant les échelles de grimace validées mais subjectives (sensibilité/spécificité 0,78-0,85). Les animaux ne pouvant pas signaler leur douleur, la vision automatisée est le seul moyen de triage à l'échelle.
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Le système GrimACE développé à l'ETH Zurich (publié dans Lab Animal, 2026) automatise par vision par ordinateur l'évaluation de la douleur chez la souris de laboratoire : la corrélation entre les scores automatisés de grimace et ceux des experts humains atteint r = 0,87 (Pearson). L'évaluation cage-side jusqu'ici qualitative et subjective devient standardisée et reproductible d'un laboratoire à l'autre.
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Les travaux du Broca Living Lab (AP-HP / Université de Paris) sur la robotique sociale et d'assistance auprès des sujets âgés concluent à des résultats globalement positifs en termes d'acceptabilité et d'efficacité, tout en soulignant que la médiation robotique n'est pas encore une pratique établie — un espace de recherche encore ouvert, donc finançable.
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Une méta-analyse publiée en 2025 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders (14 études, 58 tailles d'effet, 408 enfants) trouve un effet global important des interventions robotiques sur le développement des enfants avec trouble du spectre de l'autisme (d = 0,829 ; IC 95 % [0,657 ; 1,000]). Une méta-analyse antérieure restreinte aux essais randomisés confirme un gain significatif mais plus modeste sur le fonctionnement social (g = 0,35), avec un bénéfice plus marqué chez les enfants les plus jeunes.
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Les chutes sont la deuxième cause mondiale de décès par traumatisme non intentionnel et touchent une personne de 65 ans et plus sur quatre chaque année aux États-Unis. Une revue systématique 2026 des systèmes de détection de chute rapporte des performances (exactitude, sensibilité, spécificité) dépassant fréquemment 95 %, et un méta-modèle coopératif publié en 2025 atteint 90 % d'exactitude, 100 % de spécificité et 85,7 % de sensibilité pour la prédiction du risque de chute future, surpassant les échelles cliniques classiques.
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La DREES, à partir du modèle LIVIA rendu public en décembre 2025, projette près de 23 millions de personnes de 60 ans ou plus en France en 2050, soit 5 millions de plus qu'en 2021, et 2,8 millions ayant besoin d'aide à l'autonomie. Maintenir les pratiques actuelles d'entrée en EHPAD supposerait de créer 365 000 places entre 2021 et 2050, et il faudrait entre 150 000 et 200 000 emplois supplémentaires (aides à domicile, aides-soignants). Le déficit structurel d'accompagnants humains est le principal argument d'un recours assumé à l'IA et à la robotique d'assistance.
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Le rapport mondial OMS-UNICEF sur les technologies d'assistance recense plus de 2,5 milliards de personnes ayant besoin d'au moins un produit d'assistance, chiffre projeté à 3,5 milliards en 2050 sous l'effet du vieillissement. Près d'un milliard d'entre elles n'y ont pas accès, le taux de couverture allant de 3 % dans les pays à faible revenu à 90 % dans les pays riches. Les domaines cognition et communication sont les plus mal couverts, ce qui désigne précisément le terrain d'une IA d'assistance à bas coût.
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Le rapport 2025 de la Commission de l'OMS sur la connexion sociale établit qu'une personne sur six dans le monde souffre de solitude et que l'isolement social est associé à environ 871 000 décès par an, soit près de 100 décès par heure. L'Assemblée mondiale de la santé a adopté en mai 2025 sa première résolution faisant de la connexion sociale une priorité de santé publique.
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En établissement, la méta-analyse OMS-Europe publiée dans l'European Journal of Public Health montre que 64,2 % des soignants interrogés admettent avoir commis un acte de maltraitance sur une personne âgée dans l'année. Les résidents rapportent surtout de la maltraitance psychologique (33,4 %), physique (14,1 %), financière (13,8 %) et de la négligence (11,6 %). La surveillance humaine seule ne suffit donc pas à détecter ces situations.
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L'OMS estime, à partir d'une revue de 52 études menées dans 28 pays, qu'une personne de 60 ans et plus sur six (15,7 %) a subi une forme de maltraitance au cours de l'année écoulée, dans un contexte communautaire. La maltraitance des aînés reste l'une des formes de violence les moins étudiées et les moins traitées par les plans nationaux de prévention.